INITIATION
À
LA LANGUE JAPONAISE
nihongo
de hanashimashô.
NB
: Ces quelques notes concernant le japonais ne sauraient
bien-sûr constituer de véritables «
cours ».
Sommaire
1.
Prononciation du japonais
2.
L’écriture
nippone
3.
Vocabulaire
4.
Eléments fondamentaux de grammaire
5.
Application à la version : conte traditionnel japonais
6.
Le japonais de Mathieu B.
NEW !!!
7. Du yamato-kotoba
NEW !!!
Nota bene : pour les sections 1 à
5, il n'est pas nécessaires que vous ayez installé la
prise en charge des caractères japonais sur votre ordinateur.
Introduction
Le
japonais est une langue parlée par près de 130
millions de personnes dans le monde. Cette langue a subi deux
influences majeures au cours de notre Histoire : celle du chinois - qui
est la plus importante et la plus ancienne - et celle plus
récemment de l’anglais.
La
prononciation du japonais est très simple pour un
francophone. En effet, 95 % des sons japonais se retrouvent en
français.
La
grammaire et la syntaxe sont très différentes de
la nôtre mais aussi moins complexes, souvent plus logiques et
ne comprenant pas ou presque d’exceptions.
Pour le débutant,
l’écriture
constitue la principale difficulté du japonais. En effet, il
utilise simultanément un nombre minimum de 1950
idéogrammes appelés kanjis, deux
systèmes d’écriture syllabique
nommés kanas, sans oublier les caractères romains
utilisés à l’occasion et enfin les
chiffres arabes. (Ces deux derniers points ne constituant pas la
principale difficulté de l’écriture
japonaise !)
Pour finir, c'est une langue d'une extrême richesse qui pour
être réellement
connue demande énormément de pratique. Mais toutes les
nuances qui font la beauté de cette langue ne seront pas
vraiment présentées sur ce site car son webmestre
lui-même est encore très loin de les maitriser !
1.
Prononciation du
japonais
-
Les a,
i,
e
et o
se
prononcent respectivement comme [a] dans ami, [i] dans
idée, [e] dans Héloïse et [o] dans mot.
-
Le u
japonais est entre le [y] et le [u], généralement
transcrit phonétiquement [ɯ].
-
Les â,
î,
û,
ê,
ô
sont des voyelles longues. Ces lettres peuvent également
s'écrire en faisant usage du macron : ā, ī, ū, ē, ō.
-
Les h
sont expirés.
-
Le ch
japonais correspond au « tch »
français.
-
Le sh
japonais correspond plus ou moins au « ch »
français. Symbole phonétique : [ɕ].
-
Le f
japonais a un son intermédiaire entre le h
expiré et le f français.
-
Le j
japonais est toujours prononcé [dʒ] comme dans djinn.
-
Le n
devant les b,
m
et p
est prononcé [m].
-
Le r
japonais se situe entre le r légèrement
roulé et le l français. Symbole
phonétique : [ɺ
].
-
Le u
est souvent muet quand il se place en fin de mot.
-
Le w
japonais est celui qu’on entend au début
du mot weekend.
-
Le y
correspond à [j]. Exemple : ya
se prononce
comme dans yaourt.
-
Une consonne doublée marque une légère
coupure.
Toutes les syllabes à part le n seul se construisent de la
manière suivante :
Liste des consonnes (C) : k,
g,
s,
sh,
z,
j,
t,
ch,
d,
n,
h,
f,
b,
p,
m,
r,
rarement
v.
Liste des voyelles (V) : a,
i,
u,
e,
o.
Liste des semi-voyelles (S) : y, w.
Le
caractère ^ signale
l'allongement de la voyelle.
Exemples :
1 : gyo ;
2 : kyû ; kwî
3 : ma ; da ; ni
4 : tô ; gû
5 : a ; i ; e
6 : ô ; ê
7 : yo ; wa
8 : yû ; yô
Utilisation
de l’apostrophe
: cf. Tableau
des hiraganas.
(l’étude préliminaire
des hiraganas est nécessaire pour comprendre ce point)
De plus, il existe aussi le doublement
des consonnes.
Lorsqu’une consonne est doublée, on
marque une légère coupure entre les deux syllabes. Par
ex. shuppatsu se prononce [ɕɯp:atsɯ]
Note
importante : le système de transcription du japonais sur
ce
site est conforme à la transcription
Hepburn qui est le
modèle le plus abordable pour un francophone.