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     4. Grammaire

 

SOMMAIRE

 

I/ Généralités

II/ Le groupe nominal

III/ Le verbe et l’adjectif attribut

IV/ La phrase simple


V/ Le groupe nominal : suite


VI/ Le lieu, la destination

VII/ Le temps

VIII/ Le moyen

IX/ Expressions idiomatiques fondamentales

X/ Le verbe : compléments de première utilité



I/ Généralités

La grammaire japonaise diffère considérablement de celle du français. Mieux vaut renoncer d’emblée à vos habituels repères grammaticaux. En effet, en japonais :

1.     Les noms n’ont ni genre (masculin/féminin), ni nombre (singulier/pluriel), ni article (le, la, un, une, des) : le mot kutsu, signifie « “la chaussure”, “une chaussure”, “des chaussures”… » Tout dépend du contexte !
2.     Les adjectifs ignorent l’accord en genre et en nombre avec le nom qu’ils qualifient. Ils changent d’autre part de terminaison lorsqu’ils sont employés au passé, au négatif, etc.
3.     Les verbes n’ont que deux temps (le passé et le non-passé). Ainsi, le japonais ne distingue pas le présent du futur. En outre, les verbes gardent la même forme à toutes les personnes du singulier et du pluriel : le verbe ikimasu (le u final est muet) veut dire à la fois « “je vais”, “tu vas”, “il va”, “elle va”, “nous allons”, “vous allez”, “ils vont”, “elles vont”, “j’irai”, “tu iras”, “il ira”, “elle ira”, “nous irons”, etc. » Les verbes se placent toujours en fin de phrase.

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II/ Le groupe nominal

REGLES : 

Le GN (groupe nominal) se construit selon les modèles suivant :
-         adjectif variable + nom (l’adjectif précède toujours le nom)
-         adjectif invariable + forme conjonctive du verbe être + nom

Si deux adjectifs se suivent, il y a quatre possibilités :

adjectif variable + adjectif variable + nom forme suspensive de l’adjectif variable + te + adjectif variable + nom
adjectif variable + adjectif invariable + nom forme suspensive de l’adjectif variable + te + adjectif invariable + forme conjonctive du verbe être + nom
adjectif invariable + adjectif variable + nom adjectif invariable + de + adjectif variable + nom
adjectif invariable + adjectif invariable + nom adjectif invariable + de + adjectif variable + forme conjonctive du verbe être + nom


COMPLEMENTS D’INFORMATION

Ici, l’adjectif variable n’a de variable que le nom. En effet, lorsque l’adjectif est comme ici épithète, il ignore l’accord en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie.

En français, rien ne distingue un adjectif variable d’un adjectif invariable. En japonais on reconnaît facilement les adjectifs variables car ils se terminent toujours par la SYLLABE/HIRAGANA « i » (et non la lettre). Exemple : dans la liste de vocabulaire, prenons le premier adjectif variable proposé et le premier adjectif invariable :
tanoshii se termine par la syllabe « i », car cela s’écrit en hiragana :
tanoshiI
kaiteki ne se termine pas par la syllabe « i », mais par la syllabe « ki », car cela s’écrit en hiragana :
kaiteKI
 
D’autres exemples :
ex
 
Néanmoins il faut noter que certains adjectifs invariables se terminent par la syllabe « i », comme yûmei, célèbre.

Qu’est-ce que la forme conjonctive du verbe être ?
Le verbe être est le verbe da.
Ce que l’on appelle « forme conjonctive du verbe être » se dit na.
Remarque : la « forme conjonctive du verbe être » s’utilise lorsque celui-ci correspond au verbe principal d’une proposition subordonnée relative. Profitons-en pour signaler au passage que les relatives en japonais se construisent sans pronom relatif et précèdent donc directement le nom qu’elles qualifient. On utilise na quand on fait un GN comportant un adjectif invariable suivi d’un nom.
i.e., dans notre cas : un travail simple (l’adjectif français « simple » se traduit en japonais par un adjectif invariable, donc il impose l’utilisation de na) correspond plus exactement à « simple-qui est-travail », soit kantan na shigoto.

Qu’est-ce que la forme suspensive d’un adjectif variable ?
On prend l’adjectif variable, on ôte la dernière syllabe qui est toujours un « i », et on la remplace par ku.

EXEMPLES
Remarque : tout peut se mettre au pluriel sans rien changer : seul le contexte permet de savoir si le GN est singulier ou pluriel.

Vêtement rouge = AKAI FUKU
Vêtement propre = KIREI NA FUKU
Vêtement rouge et blanc = AKAKUTE SHIROI FUKU
Travail facile = KANTAN NA SHIGOTO
Travail compliqué et difficile = FUKUZATSU DE MUZUKASHII SHIGOTO
Travail difficile et compliqué = MUZUKASHIKUTE FUKUZATSU NA SHIGOTO
Problème banal et facile = HEIBON DE KANTAN NA MONDAI
Repas délicieux et cher = OISHIKUTE TAKAI GOHAN
 
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III/ Le verbe et l’adjectif attribut

Tout d’abord, bien relire le 3. du I/ Généralités.

REGLES

VERBES
×××À l’infinitif, les verbes japonais se terminent selon les cas par : u, ku, gu, su, tsu, nu, bu, mu, ru.
Les verbes se classent en trois groupes : forts, faibles et irréguliers.
×××Les verbes faibles sont ceux qui se terminent par ru précédée d’une syllabe en [e] ou en [i] : par exemple taberu, manger.
×××La liste des verbes irréguliers est très courte : faire, venir et être.
×××Les verbes forts sont tous les autres verbes : en u, ku, gu, su, tsu, nu, bu, mu ainsi que ceux qui se terminent par ru précédée d’une syllabe en [a], [u], [o] ; exemple : toru, prendre.
×××Le non-passé affirmatif en japonais se construit avec le verbe à l’infinitif.
×××Le passé affirmatif se construit avec le verbe à l’infinitif suivi du suffixe ta, la terminaison du verbe étant modifiée par ta.
×××Le non-passé négatif se construit avec le verbe à l’infinitif suivi du suffixe nai, la terminaison du verbe étant modifiée par nai.
×××Le passé négatif se construit avec le verbe à l’infinitif suivi du suffixe nakatta, la terminaison du verbe étant modifiée par nakatta.
×××Toutes ces temps peuvent être mis à la forme polie en ajoutant à l’infinitif le suffixe masu (u muet). masu modifie la terminaison du verbe. masu possède sa forme passée affirmative et négative (non-passée et passée).
×××De plus le verbe irrégulier être se dit da. De même que les autres verbes que les autres verbes il subira des transformations selon le temps et le degrés de politesse considéré.
ADJECTIFS ATTRIBUTS
×××Les adjectifs variables attributs se conjuguent au même temps que les verbes et peuvent être mis à la forme polie.
×××Les adjectifs invariables attributs se font suivre par le verbe être qui adopte le temps voulu ainsi que le niveau de politesse.


TABLEAUX

 

1. Les formes neutres des verbes

Catégorie + exemple NON-PASSÉ AFFIRMATIF NON-PASSÉ NÉGATIF PASSÉ AFFIRMATIF PASSÉ NÉGATIF
u
suu, fumer
suu suwanai sutta suwanakatta V
ku
kaku, écrire
kaku kakanai kaita kakanakatta .
gu
nugu, ôter
nugu nuganai nuida nuganakatta
su
sagasu, chercher
sagasu sagasanai sagashita sagasanakatta
tsu
matsu, attendre
matsu matanai matta matanakatta F
nu
shinu, mourrir (unique verbe de cette cat.)
shinu shinanai shinda shinanakatta O
bu
yobu, appeler
yobu yobanai yonda yobanakatta R
mu
yomu, lire
yomu yomanai yonda yomanakatta T
ru (précédé par une syllabe en a, u, o)
suwaru, s'assoir
suwaru suwaranai suwatta suwaranakatta S
Verbes faibles
taberu, manger
taberu tabe¶nai tabe¶ta tabe¶nakatta
suru, faire suru shinai shita shinakatta
kuru, venir kuru konai kita konakatta
da, être da dewa nai datta dewa nakatta

2. Les formes polies des verbes

Catégorie + exemple NON-PASSÉ AFFIRMATIF NON-PASSÉ NÉGATIF PASSÉ AFFIRMATIF PASSÉ NÉGATIF
u
suu, fumer
suimasu suimasen suimashita suimasen deshita V
ku
kaku, écrire
kakimasu kakimasen kakimashita kakimasen deshita .
gu
nugu, ôter
nugimasu nugimasen nugimashita nugimasen deshita
su
sagasu, chercher
sagashimasu sagashimasen sagashimashita sagashimasen deshita
tsu
matsu, attendre
machimasu machimasen machimashita machimasen deshita F
nu
shinu, mourrir (unique verbe de cette cat.)
shinimasu shinimasen shinimashita shinimasen deshita O
bu
yobu, appeler
yobimasu yobimasen yobimashita yobimasen deshita R
mu
yomu, lire
yomimasu yomimasen yomimashita yomimasen deshita T
ru (précédé par une syllabe en a, u, o)
suwaru, s'assoir
suwarimasu suwarimasen suwarimashita suwarimasen deshita S
Verbes faibles
taberu, manger
tabe¶masu tabe¶masen tabe¶mashita tabe¶masen deshita
suru, faire shimasu shimasen shimashita shimasen deshita
kuru, venir kimasu kimasen kimashita kimasen deshita
da, être desu dewa arimasen deshita dewa arimasen deshita
 
3. Adjectif variable en position d’attribut

Exemple de l’adjectif variable oishii, délicieux.
Tous les autres se construisent de la même façon sauf ii, bon, bien.
Il est intéressant de remarquer que l’adjectif variable en position d’attribut n’a pas besoin contrairement au français du verbe être, du moins au registre de politesse neutre. oishii donc signifie c’est délicieux.

Temps Neutre Poli
non-passé affirmatif oishii oishii desu
non-passé négatif oishiku nai oishiku arimasen
passé affirmatif oishikatta oishikatta desu
passé négatif oishiku nakatta oishiku arimasen deshita

Seule exception, la construction de ii, bon, bien.

Temps Neutre Poli
non-passé affirmatif ii ii desu
non-passé négatif yoku nai yoku arimasen
passé affirmatif yokatta yokatta desu
passé négatif yoku nakatta yoku arimasen deshita

4. Adjectif invariable en position d’attribut

Exemple de suteki, ravissant.

Temps Neutre Poli
non-passé affirmatif suteki da suteki desu
non-passé négatif suteki dewa nai suteki dewa arimasen
passé affirmatif suteki datta suteki deshita
passé négatif suteki dewa nakatta suteki dewa arimasen deshita

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IV/ La phrase simple

Deux modèles de phrases simples :
1.     sujet + attribut + verbe être
2.     sujet + COD + verbe transitif


 ·        Le sujet :
Le sujet peut être un GN, un nom propre ou un pronom personnel.
Mis à part les membres de sa famille, ses amis et soi-même, on adjoint au nom de la personne le suffixe san. Dans un langage plus familier et relâché, on dira chan à la suite du nom. En outre, en japonais, le nom précède toujours le prénom.
Le sujet est suivi d’une particule enclitique : soit wa si le sujet se trouve être le thème de la phrase, sinon ga.  Dans le cadre simple de cette initiation au japonais, il y aura une coïncidence entre ces deux notions, mais sachez que ce n'est pas toujours le cas. wa s’écrit avec le hiragana « ha » mais se prononce bien [wa].

Note importante :

De façon générale, le japonais omet le sujet grammatical (pronom personnel) de la phrase si le contexte permet de l’indiquer implicitement. Cette disparition est notable surtout quand les pronoms personnels de la deuxième personne, anata et anatatachi, deviennent le sujet de la phrase. Car les Japonais estiment être impolis en indiquant verbalement l’interlocuteur, comme le sont les Français indiquant du doigt une personne.

 
·        L’attribut :
Cela peut être un nom propre, un GN, un adjectif.
 

·        Le verbe être se traduira par desu au non-passé affirmatif poli. En français, il peut être traduit par « “c’est”, “ce sont”, “je suis”, “tu es”… » mais aussi par « “je serais”, “tu seras” »…
Bien entendu, il peut être mis au passé, à un temps négatif…


·        Le COD :
Le COD peut être un nom propre ou un GN. Il est toujours suivi de la particule wo. La particule s’écrit avec l’hiragana « wo » dont la prononciation est irrégulière car le w est muet. C’est pourquoi nous retranscrirons o selon l’usage de la transcription rômaji Hepburn en vigueur sur ce site.

·        Le verbe peut-être suivi de la particule finale ka pour faire une phrase interrogative. Le ton monte à la fin de la phrase comme en français.


EXEMPLES (contexte poli) :

C’est un chat = NEKO DESU
Je m’appelle (je suis) Pierre = WATASHI WA PIÊRU DESU (NB : WATASHI WA peut être omis si le contexte indique implicitement que le locuteur (Pierre) parle de lui-même.)
La télévision est neuve = TEREBI WA ATARASHII DESU
Le train est sûr = DENSHA WA ANZEN DESU
Le vêtement blanc n’était pas propre = SHIROI FUKU WA KIREI DEWA ARIMASEN
Le vêtement était blanc = FUKU WA SHIROKATTA DESU
Nous sommes mardi (c’est mardi) = KAYÔBI DESU
J’ai lu un livre intéressant = WATASHI WA OMOSHIROI HON O YOMIMASHITA
Il n’a pas attendu le train = KARE WA DENSHA O MACHIMASEN DESHITA
J’écoute la radio = WATASHI WA RAJIO O KIKIMASU
Il ouvre une fenêtre = KARE WA MADO O AKEMASU
Pierre appelle un bon médecin = PIÊRU WA II ISHA O YOBIMASU
A-t-elle a écrit une lettre = KANOJO WA TEGAMI O KAKIMASHITA KA

Rappel de vocabulaire :
-         lire : yomu
-         attendre : matsu
-         écouter : kiku
-         fenêtre : mado
-         ouvrir : akeru
-         appeler : yobu
-         écrire : kaku

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V/ Le groupe nominal : suite

1.     Les adjectifs possessifs.

Les adjectifs possessif en japonais se construisent selon le modèle :
        [pronom personnel] + no

Exemples :
ma voiture = WATASHI NO KURUMA

Il enlève sa montre = (KARE WA) KARE NO TOKEI O TORIMASU. (Le verbe toru signifie entre autres enlever (un accessoire), à différencier de nugu, enlever (un habit).)

2.     Autres rôles de la particule no dans un GN.

Expliquer l’origine, le temps, la nature-état, ou le lieu. Ce qui revient à la traduire en français par « de » ou plus rarement par « à ».

En français : « dessin de sa maison ». Le mot « dessin » est appelé déterminé, « maison » correspond au déterminant. En français, le déterminé précède le déterminant. Eh bien en japonais c’est l’inverse : i.e., LE DETERMINE SUIT LE DETERMINANT. Cette règle ne connaît aucune exception. On dira donc : [sa maison de dessin] pour « dessin de sa maison. Soit : KARE NO IE NO E

Ainsi, on peut multiplier x fois le nombre de déterminant, comme dans ces exemples, qui ne sont même pas tirés par les cheveux – et ce n’est pas de l’ironie.

La lumière du soleil d’une fin de journée de la fin de l’été.
¥ NATSU NO OWARI NO HIGURE NO TAIYÔ NO HIKARI

Les feuilles de l’arbre à kaki du jardin. (kaki, fruit de l’automne, dont la couleur est d’un orange lumineux.)
¥ NIWA NO KAKI NO KI NO HA

Vocabulaire :
-         été : natsu
-         fin : owari
-         fin du jour : higure
-         soleil : taiyô
-         lumière : hikari
-         jardin : niwa
-         arbre : ki
-         feuille : ha
 

3.     Les adjectifs démonstratifs

Ils se trouvent toujours devant un nom pour le déterminer et pour s’y rapporter ; ils servent à indiquer aussi bien les objets que les êtres.
On les traduit en français par ce.
En japonais, il faut bien distinguer kono, sono, ano.

kono s’associe à ce qui est en rapport avec le locuteur i.e. MOI qui parle.
sono est utilisé pour qualifier un objet qui soit vient d’être évoqué dans la conversation, soit qui appartient à une réalité touchant à la fois le locuteur que l’interlocuteur.
ano est synonyme de distance aussi bien réelle que volontaire (le locuteur s’éloigne volontairement de l’objet ou de l’être).

Exemples :

Je vous conseille ce livre. (C’est un vendeur qui parle : il conseille son livre qu’il a en rayon)
¥ KONO HON O OSUSUMESHIMASU.

Vous prenez cette rue, tout droit. (La personne qui parle est en train d’indiquer son chemin à quelqu’un qui s’est perdu. Elle est la seule à connaître cette rue, d’où l’usage de kono.)
¥ KONO MICHI O MASSUGU IKIMASU. (massugu = tout droit, prendre une rue = « aller une rue » = michi o iku)

(Tous les matins, je me levais à six heures et demie. Puis j’allais à la mer me baigner.) À cette heure là (il n’y a personne sur la plage.) (« cette » renvoie à « six heures et demie » de la phrase précédente.)
¥ SONO JIKAN WA

(Allongez-vous sur) ce lit. (« ce lit » désigne une réalité présente considérée comme près de nous ensemble)
¥ SONO BEDDO

(Qu’est-ce que c’est,) cet énorme filet (qu’on voit du train ?) (Le filet est éloigné du locuteur qui se situe dans le train)
¥ ANO KYODAI NA AMI (kyodai est un adjectif invariable signifiant énorme, ami est un nom commun signifiant filet.)


4.     La conjonction de coordination « et ».

Si l’énumération est complète on la traduit par to.
Si l’énumération est incomplète on la traduit par ya.

Exemples :
Des fruits et des légumes (entre autres) = KUDAMONO YA YASAI
Toi et moi = ANATA TO WATASHI
 
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VI/ Le lieu, la destination

REGLES

1.     Indiquer le lieu où les êtres vivants ou les objets se trouvent :
On utilise la particule ni qui se place après le lieu en question.

2.     Indiquer le lieu où l’on mène une action :
On utilise la particule de.

3.     Indiquer la destination :
On utilise les particules e ou ni (au choix) après le nom du lieu où l’on se rend.
Notez que e s’écrit avec le hiragana « he » bien qu’il se prononce [e].

COMPLEMENTS D’INFORMATION

Pour situer un objet un objet ou une personne : ce qui se traduira en français par « être » ou par « il y a » peut être en japonais :

-         Le verbe aru si c’est un objet que l’on situe.
-         Le verbe iru si c’est un être vivant que l’on situe.
 
aru est un verbe fort, il donnera à la forme polie arimasu suivant le modèle de suwaru. Il a néanmoins des formes négatives irrégulières : nai au non-passé, nakatta au passé.
iru est un verbe faible, il donnera à la forme polie imasu suivant le modèle de taberu.

Prenez connaissance également des modèles suivants :

α + wa + β + no + γ + ni + aru/iru.

ou
 
β + no + γ + ni + α + ga + aru/iru.


α indique une chose ou une personne à localiser.
β représente une autre chose ou une autre personne par rapport à laquelle on situe A.
γ représente des mots comme ue, dessus, shita, dessous, naka, intérieur, ushiro, derrière, chikaku, proximité.

Remarques :
Le premier modèle mais plutôt l’accent sur lieu (β).
Le second modèle mais l’accent sur le sujet de la phrase (α) car celui-ci est suivi par la particule ga.
Comme toujours, le verbe est en fin de phrase.

Exemples :

Son briquet est sur la table = KARE NO RAITÂ WA TÊEBURU NO UE NI ARIMASU

Il y a un bureau de poste près de la gare (« il y a » en français met l’accent sur le sujet est non sur le lieu, d’où l’emploi du second modèle) = EKI NO CHIKAKU NI YÛBINKYOKU GA ARIMASU (littéralement : [gare-de-proximité-à-bureau de poste-particule de sujet-être (pour un objet)] )

Un exemple pour le lieu d’action :
faire ses courses au marché = ICHIBA DE KAIMONO O SURU
 
Un exemple pour la destination :
Je vais chez lui (à sa maison) = WATASHI WA KARE NO IE NI IKIMASU ou WATASHI WA KARE NO IE E IKIMASU 

Dernier point : les adverbes et pronoms interrogatifs de lieu :
ici : koko
là : soko
là-bas : asoko
où : doko

Exemples :

Où est son appartement ? = KARE NO APÂTO WA DOKO NI ARIMASU KA (Le point d'interrogation n'est pas obligatoire en japonais)
La banque est-elle là bas ? = GINKÔ WA ASOKO NI ARIMASU KA
L’hôtel est là = HOTERU WA SOKO NI ARIMASU
C’est à droite = MIGI NI ARIMASU
Ce n’est pas à gauche = HIDARI NI ARIMASEN



SUITE

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ⓐ Le ¶ matérialise la disparition de la syllabe de terminaison d’origine.

dewa est souvent abbrégé en ja.

ⓒ souligné : le suffixe à lui aussi une prononciation irrégulière.

ⓓ COD : complément d’objet direct

Written by Clément Daumail